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Filière Anacarde : Karakoro se mobilise pour la qualité et la discipline commerciale

Karakoro, le 06 mai 2026 – Après l’étape de Kasséré, la caravane de sensibilisation sur la qualité des noix brutes de cajou a posé ses valises ce mercredi à Karakoro, dans le département de Korhogo. Cette rencontre, qui a réuni une foule impressionnante de producteurs et d’acteurs de la filière, marque une étape cruciale dans la stratégie de valorisation de l’anacarde au sein de la région du Poro.

​La qualité, seul gage de compétitivité

​Présidée par le Sous-préfet de Karakoro, M. Aboua Yapo Benoît, la cérémonie s’est tenue de manière symbolique au cœur d’une plantation. Un choix fort destiné à rappeler que tout commence au champ. Pour l’autorité préfectorale, l’ambition est claire :

​« Un bon producteur n’est pas seulement celui qui produit en quantité, mais surtout celui qui produit en qualité. »

​M. Aboua Yapo Benoît a exhorté les acteurs à professionnaliser davantage leur activité en prenant soin de leurs vergers, condition sine qua non pour une meilleure valorisation de leurs revenus.

​À sa suite, M. Coulibaly Namongo, représentant le Directeur Général du Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA), a réaffirmé que le producteur est le pilier central de l’économie agricole ivoirienne. Selon lui, une noix bien préparée (séchée et triée) inspire confiance aux acheteurs internationaux et renforce le label « Origine Côte d’Ivoire ».

​Vers une excellence agricole avec l’ANADER

​L’aspect technique a été abordé par M. Soro Klotioloma de l’ANADER. Ce dernier a insisté sur le respect rigoureux des bonnes pratiques agricoles :

  • ​Le respect de la densité des plantations ;
  • ​La régularité des récoltes ;
  • ​Le séchage adéquat sur des claies ou aires cimentées ;
  • ​Le tri minutieux pour éliminer les noix défectueuses.

​L’objectif est de faire passer la Côte d’Ivoire du statut de premier producteur mondial en volume à celui de référence absolue en matière de qualité.

​Tolérance zéro face aux pratiques illégales

​Le volet sécuritaire et réglementaire n’a pas été occulté. M. Soro Nabala, Délégué Régional du Conseil Coton Anacarde, a tenu un discours de fermeté concernant la commercialisation. Il a vigoureusement dénoncé les transactions en dessous du prix de bord champ homologué par l’État.

​Pour illustrer le sérieux des autorités, il a révélé l’arrestation et l’incarcération récentes d’un producteur et d’un pisteur pris en flagrant délit de fraude.

« La loi s’applique à tous », a-t-il martelé, avertissant que les contrôles seront intensifiés sur toute l’étendue de la région pour assainir le circuit de commercialisation.

​Un engagement renouvelé pour la filière

​La rencontre de Karakoro s’est conclue sur une note d’engagement collectif. Producteurs, encadreurs et autorités s’accordent sur un point : la discipline et l’excellence sont les seules voies pour garantir la pérennité de la filière et assurer un développement durable aux communautés rurales.

« Pour un développement durable des filières Coton, Anacarde et Karité »

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